Les bijoux dans la grande Kabylie sont surtout connus par les productions des orfèvres dans les
petits villages perchés au sommet des pitons rocheux des Ait yanni dominé par le cadre grandiose
de la chaîne du Djurdjura : Ait larba et Tawrirt mimoun, Ait lahssen, Agouni ahmed et Tawrirt l'hadjadj.
Ces villages ont gardé la tradition de l'orfèvrerie et ont durant longtemps alimenté toutes les
demandes de grande Kabylie en bijoux divers.
Tous les bijoux étaient autrefois exécutés sur commande, après qu'un accord fut intervenu entre
l'orfèvre et son client sur le prix de la façon, le poids de la matière première...
Le client pouvait acheter un bijou neuf dont le prix correspondait au poids de l'argent monnayé
auquel s'ajoutait celui de la façon. Il pouvait aussi fournir un bijou ancien dont le métal était
remis à la fonte par l'artisan. Dans ce cas, le client devait payer, pour le travail et la
façon, une somme égale à la moitié de la valeur en argent du vieux bijou et le bijoutier
s'engageait à fournir son travail, le corail et les métaux. L'orfèvre pouvait aussi acheter
des vieux bijoux à un prix forfaitaire qu'il payait généralement au prix de l'argent non travaillé.
La femme Kabyle revêt tous ses bijoux lors de son mariage. Elle les portera ensuite à l'occasion
de toutes les grandes fêtes religieuses : Mouloud, Aid tamectuht, Aid tamekwrant,
Achoura..., ou familiales : Naissances, Circoncisions, Mariages.
Dans la vie quotidienne, elle doit toujours porter quelque bijoux : parures plus modestes et plus légères telle qu'une
paire de boucle d'oreille, un collier simple et une paire de bracelets.
Les Diadèmes, Ti'ssabin
Le diadème est une parure constituée de cinq plaques en argent agrémentées de pendeloques
et reliées entre elles par des anneaux et des calottes hémisphériques. Sa longueur moyenne
est de 54 cm et sa hauteur totale d'environ 15 à 16 cm.
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Les Boucles d'oreilles, Timengucin
Les boucles d'oreilles peuvent être de différents types et se portaient soit sur le lobe supérieur de
l'oreille soit sur le milieu du bord du pavillon, soit dans le lobe inférieur de l'oreille.
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Les fibules rondes, Tifzimin
Tafzimt (pl.Tifzimin) est une broche ronde formée d'une plaque en argent,
au milieu de laquelle une ouverture variante de 1 à 2 cm de diamètre, permet d'adapter
un système de fermeture assuré par un ardillon soudé sous une plaque d'argent circulaire
de diamètre que l'orifice.
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Les fibules triangulaires (agrafes), Ifzimen
Elle se présentent sous la forme de plaques triangulaires portant, adjacentes à la base, deux
appendices triangulaires émaillés : sur une des fibules faisant partie de la grande parure,
ces triangles sont remplacés par des appendices circulaires au centre desquels est serti un
cabochon de corail.
Le sommet de la fibule est généralement surmonté d'une plaque arrondie
flaquée de deux volutes symétriques plus au moins développées et débordant sur les motifs
circulaires disposés au-dessus d'elles et de part et d'autre du sommet de la fibule.
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Le collier, Azrar
Le collier est constitué d'une chaîne d'argent où sont accrochées des pendeloques.
La chaîne peut être formée de simples anneaux circulaires et fermée par un crochet.
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Les bracelets, Imeqiassen
Les bracelets se portent toujours par paires, un bracelet par poignet. Les bracelets peuvent
être décorés de différentes manières. La technique la plus employée est la soudure de filigrane où
sont déposés des émaux, boules, calottes et sertissures de corail. Les bracelets sont
généralement fermés à l'aide de goupilles mobiles introduites dans des charnerons.
La double charnière assure l'articulation du bracelet autour du poignet.
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Les chevillières, Ixelxalen
Les chevillières sont en général toutes cylindriques et très hautes enserrant la cheville et une partie de
la jambe. Les deux bords des chevillières doivent toujours être reliées par un système de
fermeture pour maintenir le bijou auteur de la cheville. Un simple crochet fixé à une bélière
sur un bord pénètre dans une autre bélière disposée en vis-à-vis sur l'autre bord.
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Les bagues Tikhutam
Le type le plus courant des bagues kabyles est un anneau surmonté d'une calotte émaillée.
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Les ceintures
La ceinture kabyle traditionnelle, aggus, n'est pas en argent mais en laines de différentes couleurs retenues
à un intervalles réguliers par des fils d'argent savamment noués et se terminent par de volumineuses
franges. La ceinture en argent comporte des plaques émaillées rectangulaires ou rondes auxquelles s'ajoutent
les deux plaques centrales qui sont fermées à l'aide d'une goupille à tête décorée d'incisions.
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