TRADITIONS ET SOCIETE KABYLE

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Culture et séchage des figues

Le figuier constitue La deuxième principale richesse de la Kabylie après l'olivier. L’importance de la culture du figuier est attestée par la richesse des termes employés couramment à ce sujet, soit pour designer les nombreuses espèces connues, soit pour préciser le stade du développement du fruit ou son point de séchage.
Ce vocabulaire est très tôt acquis chez les enfants qui l’emploient avec une précision remarquable. Ils savent reconnaître les différentes espèces de figuiers suivant le point d’attache du fruit sur la branche, sa couleur, sa forme et son goût. La culture du figuier demande beaucoup de soins; en hiver, on recouvre les bourgeons de bourse de vache pour les protéger du froid et au printemps on enduit les nouvelles pousses de rate de mouton pour éloigner les bêtes qui seraient tentées de les manger.

Lorsque les fruits sont murs on les cueille et on les étale sur des claies de roseaux et qu’on dépose sur une aire bien exposée au soleil pour qu’ils sèchent. Chaque soir, on entasse les claies les une sur les autres et on les met dans des huttes à l’abri de l’humidité. Cette opération est répétée durant plusieurs jours en ayant soin de retourner les figues. Une fois séchées, on les met dans des nattes, ce qui rend les manipulations faciles. La dessiccation terminée, les figues sont conservées dans des ikufen en ayant soin de les aplatir. Quand l’akufi est plein, on le ferme avec un disque de liège ou de bois scellé avec de la terre.

Les figues sèches sont consommées pendant toute l’année et constituent la base des repas pris hors maison notamment lors de la cueillette des olives.

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