TRADITIONS ET SOCIETE KABYLE

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photo objets de cuisine

Le mobilier et les objets usuels

La répartition des objets répond avant tout à une utilisation rationnelle de la place et des efforts. Tout est disposé à la périphérie de la maison, axxam, sur des banquettes, contre les murs ou pendu au plafond. La préparation des repas se fait devant adekkwan; la provision d’eau est près du Srir, derrière la porte, dans la tasebbalt; tasga est réservée aux travaux de la laine. Au centre de la pièce tigherghert, laissé libre, on étale, le soir venu, les nattes, voire les matelas et les couvertures. Là couchent les parents, le jeune homme dans takanna, la grand-mère ou les enfants sur le Srir.
Le mobilier est réduit aux objets les plus indispensables qui tous, d’ailleurs, tiennent bien moins de place.

Les objets de terre crue

Les ikufen sont construits par les femmes; ils sont élevés sur place dans la maison. Les tikufatin, de plus petites dimensions sont faites dans la cours puis mise en place dans la maison. Ces jarres sont édifiées, sur un socle de cendres durcies, avec un mélange de terre, de fumier et de paille finement hachée, le tous passé au tamis, agherbel. La femme y ajoute chaque jour deux ou trois colombins de terre qu'elle aplatit en ses mains. Elle doit attendre que chaque assise soit sèche pour élever la suivante. La fabrication d’une takufit est un travail de longue haleine qui demande environ un mois. Une fois terminée, la takufit est décorée de boudins de terre appliqués en relief; elle est ensuite blanchie à la tumlilt, comme le mur de la maison.
Un akufi ou une takufit offre, à sa partie supérieure, une large ouverture, aqemmuc, qui permet de la remplir. Elle est ensuite fermée avec un disque de bois ou de liège, scellé avec de l’argile. On vide akufi par une ouverture circulaire (thit : oeil), d’un diamètre juste suffisant pour permettre de passer la main et de la retirer plaine, le poing fermé. Il y en a ordinairement deux, l’une a mi-hauteur, l’autre a la partie inférieure. On enlève les provisions d’abord par l’ouverture la plus haute puis, quand le niveau a baissé et qu’on ne peut plus l’atteindre, par l’ouverture inférieure. Les provisions sont constituées de blé, de l’orge en grains ou de la farine non blutée, des pois, des fèves et des figues sèches.

Les objets de terre cuite

Ils servent surtout à la préparation des aliments. La fabrication de la poterie est essentiellement l’exclusivité de la région voisine de At khelili, particulièrement des villages d’At Khir et Sahel. Se travail est une véritable industrie qui dépassent le stade de la production familiale constituant ainsi un objet d’exportation sur le marché. Cette poterie n’a aucune décoration, et seul un trait noir à la suie, sertit parfois le col ou les anses des vases. La terre employée contient du mica, qui après cuisson, apparaît comme autant de point d’or. Les plats et les poteries n’allant pas au feu viennent des Ait Menguellat et Ait Aissi et sont alors décorés.

Parmi les poteries les plus utilisées, on trouve, d’abord, pour la préparation du couscous et des soupes, une marmite à large fond, tacuyt (on dit aussi : tuggi), contenant six a huit litres de liquides, sur laquelle on place une couscoussière, aseksut ou taseksutt, ou un couvercle, tadimt, qui s’adapte facilement à des ouvertures de diamètres différents. Le pain, aghrum, cuit dans adajin, large plat à rebord peu élevé; les beignets, se font dans la tasemsalt ou la tadajitt de même forme mais de plus petite dimension. La tarbut, de même taille que adajin, est plus profonde on y fait cuire les soupes. Une cloche de terre, lemkub, muni d’un anneau sert à faire les beignets, tihbulin. La takesult sert d’assiette.

On utilise d’autres poteries pour apporter, conserver ou servir l’eau de boisson et les liquides. Ce sont les cruches, asagum, que les femmes portent sur leur tête pour chercher l’eau à la fontaine. A leur retour, elles versent l’eau dans tasebbalt, énorme cruche fixe qui contient la provision d’eau de la journée et est toujours placée près de la porte d’entrée. L’eau de boisson est servie, aux repas, dans une tabuqalt ou pot à bec que l’on se passe à tour de rôle, parfois dans une tabarradit ou gargoulette.

Le lait est recueilli dans un ahellab ou une tahellabt, pot à traire muni de deux anses et d’un large bec permettant de le vider facilement. Il est mis ensuite dans la tuggi usikel, marmite à cailler.

L’huile est conservée dans de grandes jarres vernisses à engobe verte et a quatre anses, acbali. La provision jounalière est mise dans une takbuct.

Les objets en pierre

Les objets en bois

Autres objets

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